Des verres qui dorment dans un tiroir peuvent rendre la vue à un enfant à l'autre bout du monde. OOcare, ce n'est pas un service que nous vendons : c'est ce que nous faisons avec ce que l'optique jette.
« Un regard peut changer une vie », devise du Projet Lunettes Espoir, porté par Maddad Al Wissal.
OOcare n'a pas de tarif, pas de délai contractuel et pas de fiche produit. Ce n'est pas une option de votre contrat : c'est une démarche que nous portons, au rythme des occasions que nous trouvons avec des associations de terrain.
Nous ne promettons donc pas un volume annuel de missions. Nous promettons de saisir celles qui se présentent, d'y aller avec nos machines et nos compétences, et de rendre compte de ce qui a été fait, comme sur cette page.
Chaque équipement renouvelé laisse derrière lui une paire de verres corrects, souvent récents. En France, ils finissent au fond d'un meuble ou à la poubelle. Ailleurs, ils manquent cruellement.
Un verre sans monture ne sert à rien. C'est exactement ce que notre machine sait résoudre : elle fabrique la monture sur place, à partir de la forme du verre, sans meulage et sans eau, donc partout.
Avec Maddad Al Wissal, en collaboration avec Al Karam Association. Objectif de l'opération : fournir des lunettes de vue à des orphelins et à des enfants nécessiteux.



C'est là que la logique du dépannage devient une logique humanitaire. Le même geste (lire la forme d'un verre, imprimer la monture qui va avec) équipe un porteur pressé à Dieppe et un enfant à Casablanca. La technologie ne change pas ; ce qui change, c'est à qui elle sert.
Aucune expédition, aucun stock à acheminer, aucun atelier à installer. Une imprimante, une table, et les verres que l'optique française allait jeter.
Sans meulage et sans eau. Pas de poussière, pas de circuit d'eau, pas d'évacuation. Un atelier d'optique classique est impossible à monter dans une salle prêtée pour trois jours ; celui-ci tient sur une table.



Photos publiées avec l'autorisation des représentants légaux, obtenue par l'association. D'autres images de la mission montrent des enfants plus âgés pour lesquels l'autorisation n'a pas été obtenue : elles ne sont pas publiées.
C'est ouvert, ce n'est pas dans votre contrat, et ça ne le sera jamais.
Un engagement imposé par contrat se lit comme une clause. Un engagement ouvert se lit comme un choix, et c'est précisément ce « sans obligation » qui rend la démarche crédible, la vôtre comme la nôtre.
Les verres que vos clients laissent lors d'un renouvellement, plutôt que de les jeter. Il suffit d'une boîte au comptoir et d'une phrase à la remise.
Les faces imprimées usagées repartent chez nous pour réemploi ou recyclage matière. Service optionnel, France métropolitaine, frais de retour à votre charge.
Certaines opérations demandent des mains d'opticien sur place. Si le métier vous démange, dites-le nous : on garde la liste.
Vous soutenez déjà. Une part de l'activité OOmade finance ces opérations : souscrire, c'est déjà en être. Le reste est un supplément, pas une condition.
Souscrire à OOmade, c'est soutenir OOcare.
C'est exactement ce que nous cherchons. Nous apportons les machines, la compétence optique et la fabrication sur place ; vous apportez le terrain, les bénéficiaires et la logistique locale.
Nous n'avons pas de programme à vous vendre ni de dossier à vous faire remplir. Une mission commence par un message de quelqu'un qui a des enfants à équiper et pas de solution.
Le formulaire de contact comporte un champ « vous êtes » : choisissez « ONG / association » et votre message ne se perdra pas dans les demandes commerciales.
Ce que nous ne savons pas faire : la réfraction de masse, l'acheminement, et le suivi médical. C'est pour ça que nous cherchons des partenaires plutôt que des bénéficiaires.
Deux verres qui n'ont jamais appartenu à la même personne, ni au même endroit. Une monture dessinée pour un seul visage, imprimée là où ce visage se trouve.
Des verres correcteurs déposés dans les urnes OOmade, en magasin. Des équipements dont on a changé, et dont la correction, elle, est toujours bonne.
Chaque verre est analysé et mesuré par des opticiens partenaires. Une paire retrouve sa correction avant d'être appairée à quelqu'un.
Les verres retenus sont remontés sur des montures OOmade imprimées sur place, pendant une mission humanitaire, pour des populations qui n'ont accès à rien.
Un verre d'occasion a une forme, un diamètre et une correction qui n'appartiennent qu'à lui. Le faire entrer dans une monture standard, c'est le retailler, décentrer l'axe, et abîmer la correction qu'on voulait sauver.
Ici, c'est la monture qui s'adapte au verre. C'est exactement le geste d'OOtrace, transposé sur le terrain.
Tout ce qui précède est humanitaire : des missions, des associations, des verres donnés. Ce qui suit est d'une autre nature. C'est la sobriété du procédé lui-même, et elle vaut pour chaque monture vendue dans votre magasin, qu'il y ait mission ou pas.
Nous tenons à les séparer. Mélanger les deux reviendrait à faire passer un procédé industriel pour un geste de générosité, et à diluer les missions dans un argumentaire d'achats. Les deux sont vrais, ils ne servent pas le même propos.
Le PETG des montures définitives OOframe est recyclable et certifié ISO 12870 pour le port quotidien. Le PLA des dépannages OOtrace est biosourcé, à base d'amidon de maïs, et volontairement éphémère : il tient le temps de refaire l'équipement définitif.
Pas de fret, pas de surstock, pas d'invendu, pas de démarque. Une monture parcourt trois mètres entre la machine et le comptoir, et n'est fabriquée que lorsqu'elle est vendue.
Le numéro de série rappelle la géométrie exacte de la monture des années plus tard. Une branche cassée se réimprime seule, au lieu d'obliger le porteur à racheter l'ensemble. C'est du SAV, pas de l'humanitaire.
Les verres correcteurs ne sont pas recyclés par OOmade, mais les faces imprimées le sont. Un service optionnel de retour permet de les renvoyer pour réemploi ou recyclage matière.
Frais de retour à la charge de l'expéditeur. Service disponible en France métropolitaine.
« Monture fabriquée sur place, sans transport, en matériau recyclable, réparable à l'identique pendant toute sa vie » est une phrase qu'une direction achats peut verser telle quelle à son propre reporting.
Elle décrit un procédé, pas une intention, et elle se vérifie. La filière de réemploi des verres, elle, relève des missions OOcare : elle se raconte, elle ne se contractualise pas.
Associations, ONG, opticiens volontaires : la prochaine mission commence par un message.